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Québec, le 23 février 2010 - La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) s’inquiète de la lente évolution du dossier de la gestion du cerf de Virginie en Estrie. Par ailleurs, le gouvernement tendrait encore vers une réduction des saisons de chasse en prévoyant des densités de population cible plus basses que nécessaire, au grand détriment des chasseurs de cerfs de cette région.
Malgré les embûches qui ne cessent d’être semées depuis le printemps 2009 pour une saine gestion du cerf en Estrie, la FédéCP poursuit les tentatives d’ententes avec les autorités en multipliant les discussions avec les fonctionnaires concernés et les dirigeants politiques. La FédéCP rappelle au gouvernement qu’elle doit défendre les droits de ses membres lorsqu’ils sont lésés et qu’elle continuera de faire pression jusqu’à ce que les résultats soient probants.
Dernièrement, la FédéCP a fait part de plusieurs interrogations au sujet de décisions prises dans la gestion du cerf en Estrie.
- Si les études biologiques démontrent qu’à une densité cible de 5 cerfs/km2 d’habitat les cerfs retournaient plus en forêt, cessaient de brouter à l’excès les boisés, quittaient en grande partie les villes et les champs agricoles réduisant du coup les problèmes que cause leur surabondance, alors pourquoi abaisser à 4 cerfs/km2 la densité cible de cette région?
- Si les agriculteurs ne sont pas en mesure de dresser un portrait précis des problèmes de déprédation causés par les cerfs, alors pourquoi avoir délivré 6 000 permis SEG (permis spécial délivré à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune) à l’automne 2009 dans cette région?
- Si d’un côté le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) annonce que les populations peuvent supporter 6 000 permis supplémentaires hors du cadre de gestion établi en Estrie, pourquoi par la suite vouloir raccourcir les saisons de chasse à l’arc-arbalète et à l’arme à chargement par la bouche? Ce débat sur une saison de chasse à l’arme à chargement par la bouche existe depuis sa mise en place. Pourtant la population de cerf se porte bien et cette chasse procure une excellente activité économique.
À la veille de la mise en place d’un nouveau plan de gestion, pourquoi agir de la sorte? Rappelons que la FédéCP a commencé ses consultations et ses réflexions deux ans avant que ne débutent les travaux du comité technique chargé d’élaborer ce nouveau plan.
Des représentants de la Fédération ont tenu à rencontrer le ministre délégué Serge Simard et des membres de son cabinet le 16 février dernier afin de démontrer l’absurdité de toute cette situation. Documents et statistiques du gouvernement à l’appui, la FédéCP a illustré que l’intention de gérer les populations de cerfs par l’utilisation de permis de chasse au cerf sans bois tirés au sort a des limites, et que ces limites sont reconnues par la Table nationale de la faune. Avec des saisons trop courtes, la chasse perdrait beaucoup de valeur aux yeux des chasseurs et irait à l’encontre de la volonté politique de maximiser les retombées économiques liées à la faune.
La FédéCP a toujours confiance que le gros bon sens orientera le MRNF dans une prise de décision adéquate et réaliste de la gestion des populations de cerfs de Virginie en Estrie, tout comme les décisions prises il y a quelques semaines dans le dossier du dindon sauvage.
Source :
Geneviève Clavet
Responsable des relations publiques
Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs
Tél. : 418.878.8901 / 1 888 LAFAUNE
@ : genevieveclavet@fedecp.qc.ca

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